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Facebook, à qui profite la Timeline?

En perpétuelle évolution depuis son ouverture au public en septembre 2006, Facebook s’est néanmoins décidé à modifier intégralement la structure de ses pages en imposant son “journal”, une nouvelle vision toujours plus complète de la vie sociale virtuelle de ses 800 millions d’utilisateurs. Mais derrière la poudre aux yeux graphique, à qui profite réellement cette révolution ?

Terminé, l’interface vieillotte basée sur la structure verticale des blogs avec apparition des nouveautés par le haut. Fini, les statuts condamnés aux oubliettes sous le fastidieux “scrolling” page par page. Sur Facebook, place à la hiérarchisation de l’information personnelle avec lecture gauche/droite sur une ligne chronologique verticale pouvant remonter jusqu’à la naissance. A la créativité personnelle, par le biais d’une interaction sur les deux cadres photo (un grand panoramique, un petit carré). Au “pin post” emprunté à Twitter et Pinterest, la mise en avant éphémère du statut, photo ou lien partagé essentiel du moment. CV d’un nouveau genre, Journal souhaite présenter le meilleur de nous-mêmes, embelli par notre mémoire sélective plus ou moins consciente. « Entre l’histoire et la légende, imprimez la légende » : n’est-ce pas, James Stewart et John Ford ? Tout est mis en oeuvre par les ingénieurs de Mark Zuckerberg pour se laisser aller à dévoiler sa biographie complète (classée par années et mois, des premiers pas jusqu’au présent, et de préférence géolocalisée), son parcours professionnel, son évolution culturelle, ses habitudes de vacances : Facebook veut tout savoir. Bien entendu, personne ne nous oblige à remplir les cases vides, mais tout est là, joli, à disposition…

Tentant, forcément. Néanmoins, pas de méprise possible, le seul objectif réel réside dans la récolte d’un maximum d’informations pour toujours mieux cibler son audience en publicité et augmenter son chiffre d’affaire de façon exponentielle. Nos conseils “vie privée” Certes plus conviviale, cette Timeline, son nom original, révèle son lot de nouveaux problèmes de configurations si l’on n’a pas envie de tout dévoiler à tout le monde… et bientôt aux moteurs de recherche. Il faut tout d’abord vérifier que cette dernière ne rend pas publics des vieux statuts, photos compromettantes ou ralliements à des groupes débiles qui étaient à la mode à la fin de la dernière décennie. En effet, si vous en doutiez, sachez-le pour de bon : rien n’est perdu avec Facebook, tout est stocké. Une fois le Journal installé, absolument tout remonte à la surface. Profitez donc des avantages de sa nouvelle ergonomie irréprochable et faites le ménage à la chaîne. Sept jours sont à disposition afin de régler les paramètres de confidentialité et mettre en place à sa guise ses informations, avant que le nouveau profil ne soit rendu public. Après, pas de machine arrière possible… Une fois adopté, c’est pour la vie. Enfin, gare aux futures applications frauduleuses promettant de revenir à l’ancienne version, promptes à infecter et détourner les comptes à des fins malhonnêtes.

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Pinterest, nouvelle addiction en ligne

Le web réserve encore bien des surprises. Pour preuve, la récente explosion du réseau social de partage Pinterest aux USA dans des catégories sociales inattendues. Présentation et réflexions autour de cette jeune start-up américaine…

Lancé en toute discrétion courant 2010 par la combinaison magique moderne, un ingénieur, un graphiste et un financier, anciens employés de Facebook ou Google, Pinterest a connu ces six derniers mois une explosion de fréquentation sans précédent. Une croissance de + 4000 %, vingt millions d’utilisateurs, douze millions de visiteurs uniques, le site – pourtant toujours en phase de test sur invitations – a battu certains records détenus par Twitter ou Facebook. Encore plus étonnant, pour une fois le coeur de cible de départ ne se situe pas dans les jeunes élites aisées de New York ou Los Angeles, mais plutôt chez les mères de familles du Midwest ou les professions libérales créatives. Une belle anomalie, comme l’internet en invente régulièrement, basée sur un concept atypique et un site graphique grand public. Read the rest of this entry »

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Envoyez des SMS gratuits depuis votre PC avec WhatsApp et Bluestacks

Compatible avec la plupart des Smartphones, WhatsApp Messenger a longtemps été l’une des applications phares parmi beaucoup d’autres. Ce système de messagerie instantanée entre mobile permet notamment d’échanger des texto gratuitement avec tous vos contacts possédant également l’application, ce qui en fait une excellente méthode de communication alternative entre utilisateurs.

Le procédé est sur le fond bien simple, comme WhatsApp utilise la même connexion Internet que vous utilisez pour lire votre courrier électronique et naviguer sur le Web, aucun coût supplémentaire n’est débité par SMS ou partage multimédia (image, vidéo, audio, etc.).
Pour le moment WhatsApp est officiellement disponible pour les systèmes d’exploitation  Android, iOS, Nokia et Blackberry, mais malheureusement aucun client pour ordinateur Windows n’a encore été développé. Néanmoins, à tout problème existe une solution de geek et il suffit de puiser dans les plus récentes bibliothèques de logiciels pour découvrir un puissant émulateur Android, BlueStacks App Player. Cet émulateur est pour l’instant disponible gratuitement dans sa phase beta, ce qui en fait une alternative intéressante à d’autres programmes du même genre (comme YouWave).
BlueStacks App Player vous permettra d’installer non seulement l’application WhatsApp mais également des milliers d’autres applications Android sur votre PC Windows sans pour cela nécessiter un Smartphone appartenant à la même plateforme.

Pour profiter des fonctionnalités de WhatsApp sur PC via BlueStacks, il faut:

1. Télécharger BlueStacks pour Windows et installer le programme. Notez que le processus prend un bon petit moment le temps que tous les components de Bluestacks soient installés sur l’ordinateur.

 

2. Une fois l’installation complète, il faudra créer un nouveau compte via l’interface utilisateur du programme ou bien vous connecter directement si vous en avez déjà un.

 

3. Saisir «WhatsApp» dans le champ de recherche et télécharger l’application.

 

4. Après l’installation de l’application, il faut cliquer dessus et accepter les Termes et Conditions. Ceci ouvrira la fenêtre de vérification.

 

5. Sélectionner le pays, insérer un numéro de téléphone mobile puis cliquer sur OK.

 

6. Le processus de vérification du numéro de téléphone prendra plusieurs minutes, un peu de patience sera de rigueur. WhatsApp tentera d’envoyer un SMS sur le numéro de téléphone indiqué mais l’action échouera puisqu’il s’agit ici d’un émulateur. Cependant pas de panique! Cette étape est nécessaire car deux nouvelles options apparaitront à l’échec: l’une pour éditer ou modifier le numéro de téléphone et l’autre pour effectuer un appel téléphonique au numéro indiqué (Call me).

 

7. Choisir la deuxième option puis attendre le coup de fil. A l’appel, noter le code d’activation donné (en anglais).

 

8. Insérer le code dans l’application et cliquer sur OK. WhatsApp est activé sur votre PC.

 

9. Maintenant il ne reste qu’à sélectionner ou créer vos contacts et commencer à envoyer des messages textes ou multimédia.

A noter que vous ne pourrez pas exécuter WhatsApp simultanément sur votre mobile et votre PC en utilisant le même numéro de téléphone. Vous devrez donc le désinstaller de l’un pendant que vous l’exécutez sur l’autre, sauf si vous pouvez lier un deuxième numéro de téléphone à Bluestacks. En outre n’oubliez pas qu’en plus d’être un moyen efficace pour envoyer des sms depuis un ordinateur, BlueStacks permet également exécuter d’autres applications Android sur votre PC. C’est des titres comme Angry Birds Space, Fruit Ninja, et plein d’autres qui sont à découvrir!

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Le ouistiti est dans la place

Ouistiti est le nom donné à certaines espèces de singes, les marmousets. Ils seraient appelés ouistitis à cause du cri qu’ils émettent. Il existe différentes sortes de ouistitis comme le ouistiti amazonien,  le ouistiti atlantique ou encore le ouistiti pygmée. Le ouistiti mesure en général une trentaine de centimètres et pèse entre 120 et 400g. Ce petit animal très mignon est très apprécié des amateurs de singes mais il est aujourd’hui très prisé des référenceurs, vous allez très vite connaitre la raison d’un tel engouement pour ce singe.

ouistiti place

La plateforme de rédaction de contenu, de traduction et de correction, Textmaster, vient de mettre en place un concours SEO qui consiste à placer la phrase Le ouistiti est dans la place en première position sur Google. Pour mémoire, le concours SEO consiste à tenter de prendre la meilleure place possible sur Google en tentant de déjouer l’algorithme de ce moteur de recherche qui reste une énigme pour beaucoup. Read the rest of this entry »

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Jouer aux jeux de guerre sans faire le geek, c’est possible ?

Question intéressante pour tous les amateurs de jeux de guerre qui adorent jouer à ce type de jeu mais qui n’aiment pas l’image geek à connotation péjorative qu’on leur associe. Est-il possible de jouer aux jeux de guerre, sans passer pour un asocial amoureux de son ordinateur et qui ne sort jamais de chez lui ?

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Financer son matériel informatique à crédit

Les geeks peuvent avoir un budget de dépense en matériel informatique, consoles et autres gadgets insolites assez conséquent. En effet, il n’est pas à la portée de toutes les bourse de pouvoir s’acheter périodiquement un nouvelle machine, luis ajouter des accessoires, acheter les derniers jeux vidéos du moment ou craquer sur la dernière console comme la PS Vita par exemple.

Il peut donc être tentant pour certains de céder à la tentation de prendre un crédit acheter un nouvel ordinateur, financer sa rentée scolaire ou encore acheter du matériel informatique pour entreprise. Mais voilà, emprunter de l’argent vous engage auprès de votre banque ou de l’organisme de crédit qui vous accordera cet prêt. Vous devrez vous assurer de rembourser l’argent qui vous sera prêté dans le temps imparti déterminé dans le dossier de demande de crédit.

Mais en matière d’emprunt, toutes les offres ne sa valent pas. Il est donc conseillé de faire appel aux services d’un comparateur de crédit ou d’un courtier en crédit spécialisé qui pourront vous aiguiller au mieux sur l’offre la plus adaptée à vos besoins. Le chois de crédit est tellement vaste qu’un peu d’aide vous sera fortement utile pour vous aider à différencier un crédit « normal » d’un crédit écolo, un crédit renouvelable d’un rachat de crédit, etc.

Comme nous le disions, il n’est pas forcement recommandé d’utiliser un crédit à la consommation pour financer l’achat de votre matériel informatique, en effet le taux de ce type de crédit est généralement élevé et le cout total de votre emprunt peut devenir assez conséquent. Mieux vaut épargner de l’argent régulièrement pour faire face à ce besoin d’achat : ordinateur hors service, nouveau jeux vidéo sorti, etc.

N’hésitez pas à exploiter les commentaires ci-dessous pour partager votre expérience et votre avis sur l’utilisation du crédit comme moyen de se payer son matos…

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Les séniors ont eux aussi droit au web

bien vieillirLes premiers internautes commencent a avoir de l’âge et avec le vieillissement de la population, le nombre de sénior sur la toile est en train d’exploser. Le blog Bien vieillir est revenu sur ceux que l’on nomme les surfeurs d’argent dans un article récent. Selon les informations publiées sur ce site, depuis une année, le nombre d’internautes âgés de 50 à 64 ans qui utilisent chaque jour internet a augmenté de plus de 60%. Aux USA, les personnes âgées ont elles aussi sucombé aux charmes des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter,ou encore Linkedin. L’évolution de la fréquentation des sites communautaires par les adultes de moins de trente ans est elle par contre en stagnation sur une année. Si l’on compara ces chiffres, on devine l’énorme potentiel que représente la cible des séniors sur la toile.

Pour consulter les autres publication du site bien vieillir telles que celles traitant de retraite taux plein ou de l’assurance vie, rendez-vous sur www.bien-vieillir.net 😉

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Acheter un Nokia 8210 écolo

8210A l’origine de Lëkki, il y a d’abord un vrai parti pris écologique. Aujourd’hui, alors que la durée de vie moyenne d’utilisation d’un mobile est de 18 mois, il faut entre cinq et sept ans pour amortir les émissions de carbone liées à son cycle de vie. D’où l’idée de prolonger au maximum son temps d’utilisation. Ensuite, parmi les motivations avouées par Maxime Chanson, fondateur de la société parisienne, il y a aussi un petit ras-le-bol du tout techno, du push mail, des réseaux sociaux omniprésents, du nombre d’applis sans cesse plus important. Un téléphone juste pour téléphoner, ou envoyer des textos, ça fait des vacances… Enfin, la vogue du vintage, du rétro et du DIY étant en plus passée par là, le concept de Lëkki tombe sous le sens : dans un esprit “back to basics”, la structure a pour objectif de donner à des portables mythiques des années 90 une seconde existence fashion et colorée. Ces icônes déjà historiques sont donc récupérées, remises à neuf et customisées au moyen d’une peinture gloss déclinée en plusieurs coloris dont un très fun rose shocking, un beau vert prairie et un jaune bien franc.

Aussi, dans la lignée du Motorola StarTAC, c’est désormais au tour du petit Nokia 8210 de se refaire une beauté. A part ça, pour aller plus avant dans la démarche de développement durable du projet, les acheteurs disposent de 24 mois pour retourner leur appareil afin de le recycler au sein d’une filière propre et reçoivent en échange un bon d’achat de 15 euros pour acquérir un nouveau vieux téléphone. En prime, Lëkki s’engage auprès de la fondation GoodPlanet via son programme Action Carbone. Ainsi, chaque mobile rendu à la vie par ses soins fait l’objet d’une compensation financière qui permet d’accompagner des projets associatifs et communautaires de réduction d’émissions dans les pays en voie de développement.

Rien que de bonnes raisons pour céder à l’appel du passé !

Nokia 8210, 80 euros, disponible sur www.lekki.fr, dans les concept stores Black Block et chez Amusement à la Gaîté-Lyrique.

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Tablettes, télés, matériel audio : place au luxe !

Serait-ce déjà la fin de la crise ? C’est en tout cas ce que pourrait faire croire l’arrivée d’une nouvelle vague de gadgets, soit bien au-dessus du prix moyen, soit totalement m’as-tu-vu, voire superflus (gadgets au sens propre, donc). Mais faut-il ne pas craquer pour autant ?

Les tablettes
Pour une catégorie de produits qui cherche encore sa véritable raison d’être – c’est-à-dire, qui cherche absolument de passer de superflu à essentiel –, il est étonnant de voir autant de tablettes dans les rayons. Surtout lorsque ces dernières, ni vrais ordinateurs, ni gros smartphones, coûtent plus cher que le modèle dominant du secteur, l’iPad. C’est le cas de la Motorola Xoom (environ 580 euros). Censée être à ce jour la concurrente la plus sérieuse de la tablette d’Apple, elle l’est effectivement sur le papier. Dotée d’un processeur “dual core”, cette tablette est particulièrement appropriée pour les jeux en 3D ou la vidéo en streaming, via YouTube ou autres sites similaires. Mais dans la mesure où l’iPad 2 (à partir de 500 euros) gère tout aussi bien les jeux et autres applications gourmandes en ressources, la Xoom n’est-elle pas finalement qu’un luxe superflu ? Pas pour les inconditionnels du Flash (qui n’est pas géré par l’iPad), ni pour ceux qui veulent y ajouter du contenu sans passer par un logiciel (iTunes), ni pour les personnes dotées de bras musclés… En effet, la très solide Xoom pèse plus lourd que l’iPad 2, et son côté massif est accentué par ses courbes, qui la rendent plus dense au milieu. Les plus exigeants – et patients – attendront la rentrée et la sortie de la Sony S2, une tablette à deux écrans qui se plie pour prendre une forme évoquant un sac à main de luxe… La classe, non ? Son prix n’a pas encore été communiqué ; autant dire qu’il devrait être élevé… Quant à la Playbook de BlackBerry (500 euros, à confirmer), on l’attend toujours de pied plus ou moins ferme. Certes, cette tablette fera tourner des applications Android ; mais pour se connecter à internet sans wifi, il faudra le faire via son téléphone BlackBerry. D’après les premières critiques américaines, la Playbook serait davantage du superflu que du luxe. A voir…

Les télévisions

Rien de tel pour montrer sa richesse technologique qu’un beau téléviseur. Et si l’on considère que d’excellentes télés sont disponibles aujourd’hui pour moins de 800 euros, la barre du luxe est en quelque sorte franchie autour de mille euros. D’où la nouvelle gamme “Borderless” de Samsung, des téléviseurs sans cadre apparent, dont le look minima liste pourrait très vite devenir le nouveau standard des écrans plats. Le UE46D7000ZF (environ 1 850 euros), par exemple, est doté d’un écran de 117 cm, d’une technologie LED de pointe (la meilleure possible pour tout téléviseur LCD), d’un affichage 3D si l’on souhaite casquer davantage pour des lunettes, et d’une connectivité permettant d’accéder à une ribambelle de services web (widgets, contenus, apps…). Bref, le top. Et comme ce modèle n’est même pas le plus cher de la gamme, on peut largement faire plus luxe si on le souhaite ! Un peu plus loin dans les prix et la connectivité, on peut ainsi opter pour le premier téléviseur tournant à 100 % sur Android, le système d’opération de Google auparavant réservé aux smartphones et aux tablettes. Avec le Scandinavia de la marque suédoise People of Lava (à partir de 2 500 euros pour le modèle 107 cm) des apps telles que Facebook, YouTube ou Google Maps sont pleinement intégrées afin de faciliter la plongée dans d’autres mondes quand la télé traditionnelle devient trop… traditionnelle. Le Scandinavia est également un téléviseur haut de gamme de par sa finition en HI-MACS®, un mélange entre la pierre et l’acrylique utilisé dans les cuisines ou les bateaux, qui offre un rendu solide, mat, et hors du commun. Pour aller encore plus haut, les fabricants de téléviseurs de luxe ont enfin franchi le pas de la 3D, et bien évidemment, ils ne rentrent pas dans ce nouveau marché par la petite porte. La marque allemande Loewe propose sa nouvelle gamme 3D à partir de 4 190 euros pour un modèle de 102 cm (le Individual Compose LED), sans compter les 150 euros par paire de lunettes 3D. Si la 3D est le plus grand luxe du divertissement contemporain, autant mettre le paquet… D’autant que ces modèles ont la particularité de proposer un enregistreur numérique intégré, capable d’enregistrer en 3D, si cela vous chante. Enfin, si l’argent n’est vraiment pas un obstacle pour vous, autant opter pour l’ultime marque high-tech de luxe : Bang & Olufsen. Le très élitiste constructeur danois lance son premier téléviseur 3D, le BeoVision 4-85, qui sera vendu la bagatelle de 60 000 (oui oui, soixante mille) euros lors de son imminente sortie aux Etats-Unis. Pourquoi ? Parce que l’écran s’ajuste automatiquement aux conditions de lumière de la pièce ? Parce qu’il comprend un système audio de pointe ? On pense plutôt que c’est parce que le BeoVision 4-85 inclut un moteur qui soulève son écran géant de 216 cm pour le mettre en position de visionnage idéal, révélant son enceinte centrale, et le baisser lorsqu’on l’éteint, Essentiel, non ?

L’audio
C’est évidemment dans l’audio que la tendance luxe a commencé voici un moment. Qui aurait cru que les casques à 300 euros de Beats, la marque du rappeur Dr Dre, cartonneraient à ce point ? Et à raison : leur qualité sonore est hors pair, concurrencée seulement par une poignée de marques comme Bowers & Wilkins, autre fabricant haut de gamme qui s’est imposé avec ses excellentissimes casques en cuir, également à 300 euros. Denon, la marque quasi-imbattable en matière de chaînes hi-fi, vient de se lancer dans ce domaine : le casque AH-D1100 offre une fidélité audio de luxe plus que comparable avec les marques précitées, et ce pour un prix divisé par deux (150 euros). Et comme il s’agit d’un des casques les plus abordables de la marque, les poches profondes pourront facilement monter en gamme ! Enfin, notre choix superflu : quoi de mieux pour aller avec son nouvel iPhone blanc – qui n’a rien de mieux que l’iPhone 4 ! – qu’une paire d’écouteurs intra-auriculaires ultra-design assortis, les a-Jays Four (environ 50 euros) ? Si les plus m’as-tu-vu adoreront la fonctionnalité mainslibres, qui s’annonce plus fiable que sur d’autres modèles, les mélomanes passeront leur chemin : les basses sont presque inexistantes. Côté chaînes hi-fi, pour montrer à quel point on est un audiophile pur et dur, rien de tel qu’une chaîne à tubes, ces drôles d’ampoules que l’on voit au-dessus de certains amplificateurs de luxe. Pourquoi ? D’après Philips (qui propose un modèle d’entrée de gamme à 500 euros, la mini-chaîne MCM906), « le son analogique offert par les tubes rend l’écoute plus agréable pour l’oreille humaine, dont le système auditif n’est pas linéaire… Il fait l’objet d’une distorsion minimale et bénéficie d’une clarté et d’une précision inégalées, pour une qualité audio authentique. » Un retour aux sources dans un monde trop numérique, en somme. Mais pour les vrais puristes, ce son de luxe n’est disponible qu’à partir de 2 000 euros, avec des produits tels que le DV-200, de la marque américaine Dared. Après, un bon ensemble à tubes avec ampli, lecteur CD et enceintes peut aller jusqu’à 11 000 euros, sur des sites tels que www.hifiatubes.com. Des sensations authentiques et pures, c’est également ce que propose l’un des systèmes audio les plus extravagants qu’on ait vu ces derniers temps, semblent venu d’une autre planète. Le Trio Classico du fabricant allemand Avantgarde Acoustic est un ensemble de trois enceintes montées ensemble pour atteindre une hauteur de presque deux mètres, avec un élément principal de plus d’un mètre de diamètre. Fabriqué sur mesure pour les clients les plus exigeants, il offre un résultat sonore – rendu par un mélange de technologie de pointe et du vieux principe amplificateur des cornes en cuivre – qui serait l’équivalent d’un orchestre symphonique dans son salon. Le prix de cet objet hors catégorie, aux formes dignes d’une sculpture ? A partir de 42 000 euros la paire d’enceintes, allant jusqu’à 102 000 euros pour la configuration ultime (avec l’imposant caisson de basses “Basshorn”). Des amateurs ?

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Pandaranol, the seo world cup

pandaranol

Annoncé il y a quelques jours sur le site seo world cup, le nouveau concours de référencement portera le nom de pandaranol en hommage au nouvel algorithme du moteur de recherche Google qui fait le grand ménage dans son indexe en supprimant tout ce qui s’apparente à une ferme de contenu.

Après avoir terminé 4ème pour le concours black hattitude avec ce site et en bas de première page pour le seotons, me voila donc de retour pour tenter de positionner mon nouveau site gigantesque.fr sur la requête Pandaranol.

Bonne chance à tous les participants ! N’oubliez pas que les commentaires ci dessous sont en nofollow, utilisez donc votre pseudo et un commentaire développé et vous serez accepté 😉

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Meilleures applications mobiles du moment

Ça y est. Vous avez acheté le smartphone, voire la tablette de vos rêves. Mais que mettre à l’intérieur, maintenant ? Voici notre sélection des meilleures applications mobiles à ce jour.

Pour travailler et s’organiser

Pages (7,99 €) est l’app de traitement de texte d’Apple, pour iPad. Plus light qu’un Office, Pages est évidemment ultra-simple à utiliser, permettant notamment d’insérer facilement ses photos dans ses docs, puis de partager ces derniers aux formats .doc ou .pdf. Pratique, même si taper sur le clavier de l’iPad reste assez pénible. Sinon, pour ne jamais perdre ses sources d’inspiration, Evernote (gratuit, toutes plateformes) sauvegarde en ligne pages web, images, sons, tweets et plus encore. Elle est talonné de près par Instapaper (version light gratuite, sinon 3,99 €, iPhone et iPad), qui permet de relire ses pages favorites, même hors connexion. Idéal pour le métro… Enfin, Dropbox reste le service de stockage en ligne incontournable avec ses 2 Go d’espace gratuit et son interface épurée : son app (gratuite, toutes plateformes sauf Windows Phone 7) donne accès à tous ses fichiers directement sur son portable. Un must.

Pour s’amuser en famille

Rien de tel que son bel appareil mobile pour occuper ses enfants ! Surtout si l’on a téléchargé quelques vieux classiques remis au goût du jour… Le Trivial Pursuit (0,79 € sur iPhone, prix variables sur d’autres mobiles) permet de tester sa culture générale en famille, où que l’on soit ; et avec le Monopoly (0,79 € sur iPhone, 7,99 € sur iPad, prix variable sur d’autres mobiles), agrémenté de moult graphismes et animations, on peut faire de sa descendance de véritables magnats de l’immobilier. Sinon, “Charles Peattie’s Animal Alphabet” (2,39 €, également sur iPhone) permet aux plus petits d’apprendre tout en s’amusant – en anglais, en plus ! – avec un charmant dessin animé pour chaque animal.

Pour jouer

Et si la nouvelle génération de jeux immersifs était non pas sur console, mais sur tablettes ? “Dead Space HD” en était le premier indice ; “Superbrothers : Sword & Sworcery EP” (iPad et iPhone, 3,99 €) en est un nouveau. Ce jeu d’aventure drôle, décalé et beau est dessiné totalement en gros pixels à l’ancienne. Très expressif, il profite à fond de l’ergonomie de l’iPad, puisqu’il faut l’incliner à la verticale pour se battre, ou toucher différents parties de l’écran pour déclencher des sorts. Le tout est agrémenté d’un habillage sonore exquis. Du génie pur, en somme. Sinon, les jeux de voiture nous happent de plus en plus, notamment sur tablette. Comme on n’a qu’à incliner l’appareil pour tourner, l’effet décoiffant est immédiat ! “Real Racing 2 HD” (7,99 €) avance à une vitesse époustouflante sur iPad 2, et la série de courses urbaines “Asphalt” (prix variable selon la version) continue d’offrir des sensations fortes, et ce sur toutes plateformes. Enfin, ce sont toujours les puzzles et jeux d’adresse qui cartonnent le plus, “Angry Birds” en tête (prix variables selon la version, toutes plateformes). Mais pour une expérience alternative, nous vous conseillons “Edge” (2,39 € sur iPhone, 1,12 € sur Android), un jeu au design minimaliste où il faut guider un cube multicolore à travers des parcours plus périlleux les uns que les autres.

Pour la musique

L’astucieuse Soundtracking (gratuite, iPhone) permet – enfin ! – de partager via Facebook, Twitter ou Foursquare la musique que vous écoutez à l’instant T, de préférence avec un extrait sonore. Toujours dans le partage, avec Tap DJ (0,79 €, iPhone), on peut mixer deux morceaux présents sur son téléphone et ainsi briller en soirée. Le plus abstrait Thicket (1,59 €, iPhone et iPad) permet quant à lui de créer de la musique en touchant son écran de différentes façons. Enfin, avec l’app de l’excellentissime Soundcloud (gratuite, iPhone et Android), on peut enregistrer tout son qui nous tombe dans les oreilles pour le sauvegarder en ligne, et écouter les dernières créations des artistes les plus pointus.

Pour l’image

Nos smartphones remplacent progressivement les appareils photo et vidéo compacts, et une véritable flopée d’apps accompagne ce phénomène. Qu’il s’agisse de Pano (1,59 €, iPhone), qui fusionne plusieurs photos pour en faire de jolies panoramiques ; de Color (gratuite, iPhone et Android), qui fusionne toutes les photos prises sur iPhone dans le même lieu par les utilisateurs de l’app ; ou d’Instagram (gratuite, iPhone), qui facilite le partage de ses photos via les réseaux sociaux, le choix est vaste. Côté video, saluons enfin l’arrivée de l’app du YouTube des créatifs, Vimeo (gratuite, iPhone, bientôt sur Android et iPad), qui permet notamment de monter ses vidéos sur son mobile ! Ce qui reste la fonction principale d’iMovie (3,99 €, iPhone et iPad), une app toujours très agréable à utiliser.

Pour BlackBerry

Hélas, les possesseurs de BlackBerry n’ont toujours pas grand chose à se mettre sous la dent niveau apps. Mais il y a des exceptions, comme le beau et simplissime jeu de puzzle Pixelated (gratuit ou 2 €), ou l’adaptation “BB” des apps les plus connues, comme Foursquare ou Shazam (gratuites). Et il y aura toujours l’app que les autres n’ont pas : BlackBerry Messenger, ou BBM, permet de chatter entre possesseurs de BB, de façon ultra-efficace et surtout gratuite. Pour le soleil ! Terrace and Sun (gratuit, iPhone ou via www.terraceandsun.com) indique les horaires d’ensoleillement des terrasses parisiennes, café par café. Essentiel par les temps qui courent !

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Le cloud computing d’Amazon : Cloud Drive

cloud driveLà où l’on attendait Google ou même Apple en pionnier sur le terrain du “cloud computing” associé à la musique, Amazon prend tout le monde de court et propose à ses clients américains son Cloud Drive. Présentation et mise en perspective d’un service finalement pas si révolutionnaire.

Sur toutes les lèvres depuis des mois, le “cloud” consiste à virtualiser ses propres données et leur utilisation. Plus besoin de les stocker en local sur son ordinateur, tablette ou smartphone, il suffit de les placer sur un serveur distant administré par une entreprise tierce et de les utiliser à partir de l’endroit où l’on se trouve, quel qu’il soit. Appliqué par Amazon, Cloud Drive permet ainsi de gérer et de profiter en streaming de sa musique, de ses photos et de ses vidéos directement à partir de l’espace alloué, avec l’assurance de ne plus jamais perdre ses données. C’est gratuit pour les 5 Go de base, et il sera aussi bien possible d’y stocker directement les mp3 achetés sur Amazon que d’y importer ses propres chansons à partir de son disque dur. Pareil pour les films. Un album digital acheté dans l’année, et le client se voit offrir alors 20 Go de capacité. Et pour chaque giga supplémentaire, il faudra débourser l’équivalent d’un dollar par an (100 giga = 100 $). Pour le moment, son utilisation passe par un player maison pour le moins rudimentaire ou une application Android. Amazon étant en froid avec Apple, il n’y a pas d’applications iOs pour iPhone ou iPad prévues pour le moment.

Aujourd’hui, fort de son expérience en matière de cloud B2B, Amazon a décidé de griller la politesse à ses concurrents, quitte à prendre de vitesse ses partenaires : les maisons de disques. Surprises, ces dernières menacent de recourir à une action en justice si Amazon ne s’assoit pas à la table des négociations. Mais le problème pour elles, c’est que ce dernier n’a aucune raison de négocier : streaming ou non, le Cloud Drive s’apparente à un disque dur externe. L’utilisateur envoyant et n’écoutant que sa musique personnelle, les licences de téléchargement couvrent en toute logique cet usage. Avec un service aussi rudimentaire, Amazon ne prend pas les risques qui ont valu des problèmes judiciaires aux sites innovants en leur temps, tels Beam It ou Mp3 Tunes. Le lecteur de musique en ligne Deezer propose lui aussi un service similaire à ses clients premium, avec la possibilité d’uploader sans limite de taille ses mp3 afin de les écouter ensuite en streaming. Google et surtout Apple, en pleines négociations avec l’industrie musicale, se contentent comme d’habitude d’observer leurs concurrents qui essuient les plâtres avant de rafler la mise avec un produit mieux pensé et plus intuitif. Pour peu qu’on croie un minimum à l’étude Cloud Dividend d’EMC, le marché de l’informatique en nuage s’annonce juteux pour tous les secteurs d’activités confondus en France : il prévoit 163 milliards d’euros de chiffre d’affaires et la création de 470 000 emplois pour 2015. La future bataille du cloud s’annonce palpitante… et acharnée.

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Tumblr, le microblogging désormais en français

Déjà présentée fin 2009 dans un dossier sur le microblogging, la plate-forme Tumblr a, depuis, confirmé les espoirs placés en elle, et plus encore. Profitons de son passage à la langue française pour faire un état des lieux et explorer quelques-uns de ses nouveaux usages.

Au croisement des chemins du blog traditionnel, des déjà mythiques 140 caractères de Twitter et du partage de Facebook, se situe Tumblr, pur produit créatif newyorkais imaginé en 2007 par David Karp, alors tout juste âgé de 24 ans. Très vite convaincu du besoin des internautes de se tourner vers plus de simplicité, de réactivité et d’interactivité, il imagine une interface intuitive où les connaissances en “html” sont superflues. Pas d’installation hasardeuse, fini les configurations à rallonge, aux oubliettes les limitations rigides. Fort d’un design moderne s’appuyant sur la créativité de ses membres, chaque blog peut changer d’habillage d’un simple clic sans rien perdre de son élégance. Pour peu de ne pas tomber, bien entendu, dans le mauvais goût criard affiché par certains graphistes amateurs… Aujourd’hui, la plate-forme de microblogging connaît une croissance exponentielle : environ soixante millions de comptes ouverts pour plus de cinq milliards de pages vues par mois. Des chiffres astronomiques témoignant de l’engouement contagieux dont jouit ces derniers mois Tumblr, service clés en main, gratuit, basé sur une logique de réseau social et de partage.

Texte, photo, citation, lien, discussion, audio ou vidéo, peu importe le cadre et le support, poster sur Tumblr se révèle d’une facilité déconcertante, tout comme suivre ses amis ou ses blogs préférés. Fonction à succès, à l’instar du “partager” de Facebook, “rebloguer” permet en un clic de repomper n’importe quel contenu croisé ici ou là et de l’afficher sur son mur. Peu de scrupules sur les crédits et un grand sens du partage sont à l’origine de la naissance d’une communauté aussi riche qu’hétérogène. Dans ces conditions, pas étonnant de chercher les plus grands succès du côté du “lol” (“meme”, “gif” animé…), et plus récemment de la mode. Support idéal des fashionistas (blog visuel design, photos en haute résolution, reblog instantané, etc.), Tumblr est en passe de devenir un passage obligé pour les marques, dont les collections ou actualités se voient vite rediffusées en nombre. Adopté également par le milieu gay pour sa facilité à diffuser rapidement photos et vidéos, il s’est mué en site de rencontres arty et original. Fidèle à la volonté de son créateur de permettre à « tout le monde de s’exprimer comme bon lui semble », Tumblr se révèle jour après jour comme l’un des plus fascinants bacs à sable du web.

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Les webdocumentaires, webdoc : documentaires d’Internet

En mêlant les aspects ludiques et interactifs de l’internet et la rigueur du journalisme, les webdocumentaires révolutionnent la manière de montrer le réel. Une expérience unique, à portée de clic.

Un documentaire à la télé ou au cinéma, c’est un début, un milieu et une fin, point. Mais pour peu qu’on se pose des questions ou qu’on veuille aller plus loin, ça se complique. Il faut prendre le temps, faire des recherches, trier les infos… Laborieux et peu pratique. Avec l’arrivée du webdocumentaire, dit webdoc, oubliez tout ça. Cette forme de documentaire multimédia (utilisant la vidéo, la photographie, le son et le texte) diffusé sur internet propose une histoire principale et des chemins adjacents. Vous pouvez ainsi vous arrêter à un moment du récit, cliquer sur des objets ou sur un “personnage”, obtenir plus d’infos, revenir à l’histoire et en ressortir pour profiter d’une galerie photo ou de l’interview d’un spécialiste… Vous vivez alors une expérience unique et enrichie, un visionnage qui vous ressemble, loin de la linéarité du documentaire classique. Tout est allé très vite pour le webdoc. En trois ans, il s’est complexifié, professionnalisé, proposant de nouvelles interfaces, exploitant au maximum l’interactivité du net. En 2007, “Voyage au bout du charbon”, l’un des premiers du genre, relatant les conditions de travail dans les mines chinoises, proposait un récit à la première personne. L’internaute devait alors choisir entre plusieurs options, sur le modèle des livres dont vous êtes le héros. En 2010, “Prison Valley” traitant du système pénitentiaire américain, véritable industrie dans un pays en crise, allait plus loin. Tout au long d’un film de 58 minutes, des modules indépendants clignotent au bas de l’écran, calés sur la tête de lecture. Derrière les prospectus et les Polaroids, c’est une quarantaine d’éléments sonores, visuels et textes qui sont proposés à l’internaute. Une application iPhone, la mise en place de réseaux sociaux et quelques “tchats” avec des spécialistes du sujet (membres de l’Observatoire international des prisons ou du syndicat des surveillants de prison) complètent l’aspect interactif du projet. Avec 600 000 visionnages en dix mois, “Prison Valley” fait un carton.

Mais attention, pour Joël Ronez, responsable du pôle web d’Arte et producteur de “Prison Valley”, « le webdoc n’est pas un gadget. C’est avant tout une histoire forte et bien menée, il ne faut pas tomber dans l’écueil du zapping. » En 2008, la chaîne franco-allemande fait le pari d’investir dans ce documentaire à l’ADN modifié, en devenant producteur de contenu et non simple diffuseur. Trois ans plus tard, la chaîne est devenue une véritable locomotive du webdoc en France. Joël Ronez poursuit : « Le web est un média adulte. L’idée pour Arte était d’offrir autre chose qu’un simple copier-coller de programmes télés déjà existants. »

Depuis son coup d’envoi avec “Gaza/Sderot, la vie malgré tout”, un recueil de témoignages d’habitants de deux villes situées à la frontière israélopalestinienne, la chaîne a produit onze programmes avec la rigueur éditoriale qu’on lui connaît. Le responsable d’Arte Web précise : « Une vraie investigation, une vision proche de l’héritage du documentaire cinéma plutôt que du reportage, un point de vue d’auteur fort et un parti pris dans la réalisation, c’est ce que nous recherchons. » Mêmes exigences pour le quotidien “Le Monde” et sa page Lemonde. fr/ webdocumentaires, où les thématiques tournent autour de grands faits sociaux et culturels contemporains. Pour Boris Razon, rédacteur en chef du Monde. fr, le webdoc permet aussi aux rédactions d’expérimenter de nouvelles façons de traiter les sujets et agit en véritable outil de formation interne, à une époque où la presse écrite vit un profond bouleversement dû au net et à l’arrivée des tablettes de type iPad.

Si le webdoc remporte un franc succès, la question du modèle économique reste posée. Aujourd’hui, un webdocumentaire est financé par trois sources : le Centre national de la cinématographie, la société de production et le média diffuseur. L’internaute n’a rien à débourser… pour l’instant. Louis Villers, fondateur du site webdocu. fr, reste optimiste : « Certains voient son avenir dans les tablettes, d’autres dans des versions premium, donc payantes, des grands sites d’information. D’autres encore, dans son aspect plurimédia : un webdoc peut accompagner un livre ou une diffusion télé, qui ont déjà un business model bien établi. Une chose est sûre, le webdoc est devenu incontournable, le modèle économique va donc se mettre en place doucement. » Aujourd’hui, de plus en plus de marques et d’institutionnels se lancent dans l’aventure, conscients de l’efficacité du webdoc en tant qu’outil de communication. Pour Charles-Henry Frizon, rédacteur en chef chez Capa Entreprise, le webdoc est un vrai plus : « Dans un film institutionnel, le discours marketing ou statistique a souvent du mal à passer. Le webdoc propose une situation sensible et visuelle qui est le film, et tout ce qui est de l’ordre de l’info est traité par l’interaction, l’animation, l’infographie. On gagne sur tous les plans : en attractivité et en lisibilité. » Alors que toutes les possibilités du webdocumentaire ne sont pas encore entièrement exploitées, certains sont déjà en train de défricher d’autres terres. Arte vient ainsi de lancer “Addicts”, la première webfiction interactive… Tout va vite, très vite, alors que les “webspectateurs” que nous sommes commençons à peine à nous adapter aux infinies possibilités de ces nouveaux modes de narration.

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Quora, Diaspora : des Facebook alternatifs ?

Pour le meilleur et pour le pire, les réseaux sociaux n’ont de cesse de cannibaliser le web. Deux nouveaux noms sont récemment apparus de manière plus ou moins insistante à travers la toile : Quora et Diaspora. Présentation, caractéristiques, utilité et perspectives de ces deux sites clés en 2011.

En ce début d’année, la nouvelle coqueluche américaine dans le domaine des réseaux sociaux se nomme Quora. Jeune site monté par Adam d’Angelo (un ancien fondateur de Facebook) en juin 2009 et devenu public sur invitation un an plus tard, Quora compte déjà un peu plus de 500 000 membres. A première vue, rien de révolutionnaire dans son concept collaboratif, à mi-chemin entre les Yahoo Answers, Twitter et Facebook : poser des questions ou y répondre sur des sujets précis dans à peu près tous les domaines imaginables, suivre les “topics” et les différents intervenants, etc. Son succès fulgurant, il le doit d’abord à son élitisme (inscription sur invitation, obligation d’intervenir sous son vrai nom) et à l’expertise de ses utilisateurs, au départ issus de la Sillicon Valley puis des différents acteurs du web. Ici, les kikoulol mondiaux et trollers cachés sous des pseudos du genre KevinBoGoss94 n’ont pas leur place et se font rapidement éjecter par des veilleurs zélés. Avec sa réputation en jeu sur chaque intervention, le contenu devient vite référence et se révèle une mine d’informations à la richesse conséquente. Qualité avant quantité, donc. D’où la question que l’on se pose tous : comment conserver cette ligne directrice tout en s’ouvrant au monde ? Aujourd’hui, Quora semble tellement prometteur que des investisseurs n’ont pas hésité à lui apporter récemment 11 millions de dollars, avec une valorisation de 100 millions à la clé. Join the Diaspora ! L’histoire est belle. En plein scandale Facebook à propos du viol de l’intimité des internautes par les désirs d’hégémonie de Mark Zuckerberg, quatre étudiants new-yorkais se proposent d’élaborer un Facebook alternatif. On y maîtriserait sa vie privée et ses informations clés en les hébergeant soi-même et en les partageant sur le principe du peerto- peer. Pour se lancer, les créateurs de Diaspora ont lancé un premier appel aux dons dont la récolte de 200 000 dollars en quelques mois a dépassé les espérances les plus folles. Pour la petite histoire, un certain Mark Z. y a contribué avec une grosse somme en affirmant que « c’était une bonne idée ». Machiavélique. Aujourd’hui, alors que le code source est mis à la disposition des développeurs, des voix commencent à s’élever pour railler une complexité peu encourageante. De plus, une installation même simplifiée, façon WordPress, devrait logiquement rebuter le grand public et Diaspora ne s’adresserait alors plus qu’à une poignée de passionnés un peu geek. Dans ces conditions, difficile d’y voir un concurrent sérieux et crédible. Malheureusement, rien de plus qu’une bonne idée, donc…