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Je joue pour de vrai

Le ludisme technologique sort de plus en plus de ses cadres habituels pour investir la réalité (“in real life”, ou “IRL”), souvent de façon étonnante. Petit tour d’horizon.

Je décolle avec le AR. Drone
Le quadricoptère AR. Drone est un ovni télécommandé. Grâce à ses quatre hélices, il s’envole, se fixe en l’air et se déplace sans broncher, le tout contrôlé via son iPhone ou son iPod Touch. Deux caméras embarquées permettent de voir, sur son écran de contrôle, ce qui est devant et en dessous de l’appareil. Une fois l’engin maîtrisé, l’objectif est de relever des défis soit en solo, soit en mode multijoueur. D’où l’étiquette “jeu vidéo volant” donnée par son fabricant. Mais hélas, la bête n’est pas facile à dompter, et son autonomie est presque risible : l’AR. Drone ne tient que cinq minutes en l’air avec une batterie pleinement chargée. De plus, son lieu de vol idéal serait un hangar, voire un loft, le moindre petit coup de vent à l’extérieur l’envoyant valser. Jouet de flambeur, alors ? Une chose est sûre : l’AR. Drone attire forcément la foule.
Environ 300 euros (jusqu’à 400 euros avec tous les accessoires), déconseillé aux moins de 14 ans.

Je prends du relief avec Nvidia
Le jeu vidéo sort désormais de l’écran grâce à Nvidia, le fabricant de cartes graphiques pour PC, dont les lunettes permettent de faire passer plus de 400 jeux vidéo en mode 3D, même ceux qui n’ont pas été développés pour le relief. L’expérience convaincrait jusqu’aux plus fervents détracteurs de la vague 3D. Grâce à ce système, qui s’appuie sur la carte graphique et les lunettes dédiées de Nvidia, même les jeux peu récents donnent une impression de relief étonnante. Dans une course virtuelle, par exemple, on pourrait presque toucher les voitures que l’on double. Le système pense même à notre santé mentale, puisqu’il nous fait faire une pause toutes les heures, et nous permet de passer en mode 2D à tout moment, histoire de revenir à la réalité. Cerises sur le gâteau : le système fonctionne également avec la photo et la vidéo en 3D (sur Blu-Ray et même en streaming sur internet, oui, ça existe !), et le prix est abordable. Bravo !
Kit Nvidia 3D Vision (lunettes et émetteur) : environ 150 euros. Nécessite PC, écran 3D et carte graphique compatible.

Je bouge mon corps avec Playstation Move
Pour faire court, Move, c’est la Wii de la Playstation. Autrement dit, une manette qui détecte les mouvements dans la vraie vie et les retranscrit à l’écran. Sauf que chez Sony, c’est fait de façon nettement plus précise. Preuves en sont les défis de frisbee et de pingpong dans l’un des jeux de lancement : ils exigent un niveau de contrôle que la console de Nintendo ne saurait offrir. Il est ainsi possible de faire des arcs avec ses lancers de frisbee, ou d’ajouter des effets diaboliques à ses balles de ping-pong. Malheureusement, pour l’instant, l’ensemble manque de fun et de finition, qu’il s’agisse des piètres graphismes de “Sports Champions” ou du manque d’intérêt du jeu de fête (“Start the Party”), autre titre de lancement de Move. Espérons que les créations futures tireront meilleur parti de ses grandes possibilités, sans quoi il restera un “Wii too”…
Manette Move seule : environ 40 euros. Manette Move, caméra PlayStation Eye et disque de démarrage (incluant “Sports Champions”) : environ 60 euros.

Je joue ma ville avec Foursquare
Depuis la dernière fois qu’on vous en a parlé, Foursquare, l’application mobile qui permet de déclarer où on est et de gagner ainsi badges, titres de “maire” et autres points d’orgueil, a dépassé le stade de phénomène de mode pour atteindre trois millions d’utilisateurs. Son succès est tel que Facebook, le mastodonte des réseaux sociaux, l’a copié presque point par point. En attendant de voir l’impact de 500 millions de “check-in” (enregistrements) potentiels par jour, celui de Foursquare a été rendu visible de façon époustouflante par Anil Bawa-Cavia, de l’University College London (UCL). Ce dernier a pris la totalité des “check-in” sur Foursquare à Londres, New York et Paris, pour comparer comment ses utilisateurs “jouent” entre les principaux lieux de leurs villes. Le résultat donne un aperçu immédiat des endroits les plus fréquentés de sa ville, et également du mouvement entre ces derniers. Si l’activité à Paris est assez centralisée, on constate qu’elle est nettement plus éparpillée à Londres et à New York, par exemple. Et si on jouait à cache-cache ?

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